Le chemin de mémoire : lire (et retenir !) une poésie dehors
Auteur-e-s et contributeurs-ices
Résumé de l'activité pédagogique
- En petit groupe
- En demi-classe
- En classe entière
- 🌲 Forêt
- 🏫 Cour d'école
- 🌼Parcs et jardins
- 🌊 Autour de l'eau (rivière, plage, lac...)
- 🐔 Ferme-Verger-Potager
- 🌻 Champ
- ⛄ Hiver
- 🌱 Printemps
- 🌞 Été
- 🍂 Automne
- CE1
- CE2
- CM1
- CM2
- 6ème
- 5ème
- 4ème
- Français
- Mémoriser un texte
- Réciter un texte poétique
- Respecter un trajet
Description de l'activité pédagogique
Que lire dehors en mouvement ?
Par sa scansion, son rythme, la poésie pourrait être à la littérature ce que le mouvement est au corps. La mémorisation et la récitation sont des activités qui impliquent le sujet tout entier et peuvent, en contexte scolaire, tirer grand bénéfice d’une séance en extérieur. En s’appuyant à la fois sur une longue tradition de processus de mémorisation et sur certaines avancées des neurosciences, nous proposons deux séances fondées sur le texte poétique. Quelle poésie choisir ? Vaut-il mieux renforcer l’ancrage de la séance dans l’environnement immédiat de vos élèves ou au contraire leur proposer d’autres horizons ? Poètes locaux – comme ici sur Wikipédia - strophes consacrées à la ville ou à la campagne, au littoral ou à la montagne ? Le choix francophone est vaste et n’hésitez pas à enrichir la liste proposée sur Inventaire pour inspirer vos collègues !
- Des impressions A4 de la poésie (une impression de la poésie en entier sur une A4 x le nombre d’élèves + une impression A4 « un vers par feuille » - une couleur différente par strophe/groupes de 5 ou 6 vers)
- Un lest par élément déposé (des cailloux ou cahiers conviennent parfaitement)
- « trousse de dehors » : craies de 4 couleurs différentes, cordelettes, sifflet, etc.
- des gommettes de couleurs différentes
Comme l’ont compris les orateurs professionnels depuis l’Antiquité, les processus de mémorisation peuvent trouver un grand soutien dans les espaces d’apprentissage.
Apprendre toujours dans une même pièce engendre une trop grande similitude des souvenirs de classe, dont la différenciation demandera plus d’efforts à l’élève. Le simple fait de sortir pour réviser une poésie peut aider à son apprentissage. La proposition qui suit va plus loin et suggère de s’appuyer sur le souvenir des lieux et des trajets qui y ont été effectués pour se remémorer une poésie.
L’exemple donné est calibré pour une classe de 28 élèves.
Temps 1 : Entrée dans le poème
Distribution des copies « poésie complète » aux élèves. Choix d’un emplacement de lecture silencieuse par chaque élève dans la zone A pendant que l’enseignant met en place l’atelier dans la zone B.
Dans la zone B, mise en place des copies A4 « un vers par feuille » sur le sol par l’enseignant, qui veille à les disposer dans l’ordre du poème. Penser à les lester pour ne pas qu’elles s’envolent pendant la première phase.
L’enseignant rejoint les élèves dans la zone A et lit (ou récite) la poésie une première fois, les élèves se tiennent debout en cercle autour de lui.
Lecture par les élèves, où chacun d’entre eux lit un vers après l’autre sur le document remis en début de séance. Si le nombre de vers est inférieur à celui des élèves, la lecture continue jusqu’à ce que chaque élève ait lu, en repartant du début du poème. Le nombre d’expositions au poème oralisé est un facteur de réussite de la séance.
Variante : lire le poème plusieurs fois en classe la veille de la séance en extérieur
Temps 2 : Préparation du chemin de mémoire
Déplacement dans la zone 1 et repérage par les élèves du vers qu’ils ont lu parmi les A4 « un vers par feuille. Chaque élève (ou groupe si plusieurs élèves ont lu le même vers) prend la feuille. Les élèves se mettent en file, dans l’ordre du poème.
L’enseignant donne la consigne suivante « Nous allons maintenant fabriquer le chemin de mémoire. Chaque élève va aller déposer son vers à un endroit différent, dans l’ordre du poème. Nous allons fabriquer un chemin par strophe, selon la couleur de votre feuille ».
L’enseignant lit les vers de la première strophe (ou les cinq ou six premiers si le poème n’en comprend pas). Les élèves qui ont les feuillets de la couleur de la première strophe les déposent dans différents endroits de la zone, à l’endroit où ils ont lu la poésie silencieusement.
Temps 3 : Premières mémorisations
Une fois tous les élèves installés à leur emplacement, l’enseignant donne le signal de départ. L’élève qui tient le premier vers de la strophe est le premier à faire le chemin de mémoire. Il chemine à la rencontre de ses camarades qui lui présentent le vers dont ils ont la charge. À chaque étape, l’élève doit essayer de restituer le maximum de vers déjà vus au camarade qu’il rencontre.
La dernière étape de son trajet est un passage devant l’enseignant pour lui réciter son texte. S’il lui manque une partie du poème, l’enseignant lui propose de se remémorer l’endroit et l’élève qui lui a délivré ce passage. Puis l’élève reprend sa place et c’est au second élève de chaque groupe de s’engager sur le chemin de mémoire.
Variante : les élèves peuvent montrer le texte, le dire à voix haute, le chanter ou le chuchoter à l’oreille de leur camarade.
Temps 4 : Mise en commun des souvenirs poétiques
Les élèves se réunissent par couleur et s’entraînent à réciter ce dont ils se souviennent en chœur. Ils sont encouragés à le faire en se déplaçant sur l’itinéraire du chemin de mémoire.
La dernière phase consiste à reprendre le chemin complet avec les différents groupes qui récitent chacun leur partie du poème.
La totalité de la récitation peut être reprise plus tard dans la classe ou lors d’un second temps à l’extérieur. Dans la mesure du possible, il est utile de laisser un intervalle de 48 heures entre les deux temps de remémoration du poème.
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